Exposition Vers les îles d’amour

Exposition Vers les îles d’amour

Exposition Vers les îles d’amour

Jusqu’au 22 juillet 2012
9h00 à 22h00 (lundi au vendredi)
Café Weimar, Foyer du Goethe-Institut Rabat
Entrée libre
Tél. + 212 537 732650
bauer@rabat.goethe.org

Le photographe Michael Busse décrit un voyage en bateau vers des îles légendaires. L’objectif cherche les paysages, l’atmosphère et la lumière du roman de Theodor Fontane. Des images entre photographie, peinture et cinéma se sont fixées dans l’appareil de photo, toute prises avec un long temps d’exposition, toute prises depuis un bateau qui avance. Loin d’une description des paysages dans le sens classique, l’objectif cherche les ambiances et la lumière des rivières autour de Berlin de de Brandebourg. Tout est en mouvement comme la société a la fin du 19e siècle quand la modernité envahit la mélancolie de la vie paisible de la bourgeoisie campagnarde de Brandebourg, quand les cœurs de cette bourgeoisie balançaient entre la fidélité à la tradition prussienne et les revendications sociales d’une nouvelle ère. Les pylônes et les cheminés d’usines annonçaient un changement fondamental dans la société et dans la vie des gens : l’industrialisation, la militarisation et une grande guerre déjà à l’horizon. Peut-être les îles d’amour, dans lesquelles les jeunes amoureux se donnaient la mort, étaient-elles alors quelques chose d’autres qu’une rumeur ou un chant ironique pour repousser un sentiment de peur face à l’avenir.

« Immédiatement après avoir passé le pont, le vapeur prit da la vitesse. Nos voyageurs parlaient peu, on passait si rapidement d’un tableau à l’autre qu’une question chassait l’autre. Mais lorsque le vapeur passa devant Treptow, entre les petites îles qui émergeaient en grand nombre de la rivière, Mélusine se tourna vers Woldemar et lui dit :

« Lizzi m’a raconté qu’ici, entre Treptow et Stralau, se trouve « l’île d’amour » ; on dit que les couples d’amoureux viendraient y chercher la mort, tenant en main, le plus souvent, un billet dans lequel ils expliquent leur geste. C’est vrai ? »

« Oui, autant que je sache, c’est vrai. D’ailleurs, ce genre d’îles d’amour, il y en a beaucoup dans notre région, ce qui prouve combien est répandue une situation à laquelle il est nécessaire de remédier, fût-ce par la mort »

Theodor Fontane dans son roman « Le Stechlin » 1898

La série « Vers les îles d’amour » a été exposée en 2012 dans le cadre du jeune festival „Les nuits photographiques de Pierrevert“ dans le Sud de la France, et en janvier/février 2013 dans la aff-galerie à Berlin.

Michael Busse, photographe, cameraman et journaliste, vit et travaille à Berlin et Aix en Provence. Il est auteur/réalisateur de 80 documentaires pour la télévision allemande, française, espagnole et ARTE. De nombreux prix national et internationale lui ont été décernés. Ses photos ont été exposées à New York, Berlin et en France.

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